L’Agence nationale brésilienne des télécommunications (Anatel) a demandé au gouvernement fédéral de débloquer 30 millions de reais afin de contribuer au paiement des factures impayées de son centre de données à Brasília. L’agence a 30,76 millions de reais de factures impayées liées à cette installation, qui soutient ses services numériques et ses activités de régulation.
Le président de l’Anatel, Carlos Baigorri, a présenté cette demande au ministère de la Planification la semaine dernière, après que de précédentes tentatives visant à obtenir un financement anticipé ont été rejetées par le Secrétariat du Trésor national, qui relève du ministère des Finances.
L’agence affirme que ses difficultés financières s’expliquent en partie par une restriction budgétaire de 51,83 millions de reais imposée par le gouvernement en mai. Celle-ci a réduit le budget discrétionnaire de l’Anatel, destiné aux frais de fonctionnement et aux investissements, de 275,37 millions à 223,54 millions de reais, soit une baisse de 19 %.
Le centre de données soutient les systèmes utilisés dans les activités de supervision de l’Anatel, ainsi que les services numériques destinés au public et aux entreprises de télécommunications régulées par l’agence. En décembre 2025, l’Anatel a signé un contrat de 44,95 millions de reais portant sur des produits et services technologiques, notamment des équipements, des logiciels de gestion, la connectivité, l’installation, la migration, l’assistance, la maintenance et les garanties. Le contrat court jusqu’en décembre 2030.
Les factures impayées sont comptabilisées comme des « dettes des années précédentes », une catégorie qui regroupe les dépenses qui n’ont pas encore été réglées. Dans une déclaration citée par Folha de S.Paulo, Baigorri a affirmé que les projections indiquaient un risque que l’Anatel ne dispose pas d’une autorisation financière suffisante pour honorer tous ses engagements, en particulier au dernier trimestre de 2026.
L’Anatel a également demandé en août une avance de 23,3 millions de reais, initialement prévue pour décembre. L’agence affirme avoir réexaminé ses contrats, ses projets et ses dépenses en réponse aux limites budgétaires et chercher à éviter les pénalités contractuelles, les intérêts et autres frais.
Le ministère des Finances a déclaré que les restrictions budgétaires et financières imposées aux organismes de l’exécutif reflètent la nécessité de limiter ou de bloquer les dépenses, conformément aux évaluations des recettes et des dépenses et aux décrets de programmation budgétaire. La situation est examinée tous les deux mois ; le prochain examen est prévu le 24 novembre. Le ministère a indiqué que le Trésor national évalue les demandes de financement anticipé en fonction de la capacité future de paiement de chaque organisme.
Cette question de financement se pose alors que des organisations professionnelles militent en faveur d’une plus grande autonomie financière des agences de régulation. Une quarantaine d’organisations ont signé un manifeste réclamant des crédits dans le budget 2027 afin que les agences puissent fonctionner sans subir de nouvelles réductions.
Sources: Olhar Digital.