Binance a commencé à réagir à une grave crise de sécurité vers 16 h 20 jeudi, lorsqu’une série de transactions inhabituelles a tiré la sonnette d’alarme au sein de la plus grande plateforme d’échange de cryptomonnaies au monde. Des monnaies numériques quittaient rapidement les comptes de l’entreprise dans ce qui semblait être un braquage en ligne de grande ampleur.
Les hauts dirigeants de l’entreprise ont créé une cellule de crise informelle sur sa plateforme interne de messagerie, Wea. Environ 100 personnes y ont participé, dont des spécialistes du traçage des cryptomonnaies et des membres du personnel de sécurité. Le groupe est ensuite passé à une conférence téléphonique réunissant environ 100 participants, qui communiquaient en anglais et en chinois tandis que les employés parlaient à tour de rôle.
Parmi les personnes impliquées figurait He Yi, la codirectrice générale de Binance, qui a travaillé toute la nuit depuis Abou Dhabi et participé à un appel à 3 heures du matin, heure locale. L’incident s’est déroulé pendant l’une des crises les plus graves de l’histoire de Binance.
Selon ce récit, des pirates nord-coréens s’étaient introduits dans la plateforme et avaient dérobé plus de 6 milliards de dollars d’actifs numériques, ce qui en faisait le plus grand braquage de cryptomonnaies jamais enregistré. Binance a suspendu les dépôts et les retraits et publié une série de messages sur X, affirmant qu’elle couvrirait toutes les pertes.
Le fondateur de Binance, Changpeng Zhao, a également rendu compte de l’incident au fil des événements à ses 12,9 millions d’abonnés sur X. Il a publié des émojis de prière, échangé publiquement avec le propriétaire de la plateforme, Elon Musk, et cherché à rassurer les clients avec la phrase « user funds are SAFU », une expression utilisée dans le monde des cryptomonnaies pour indiquer que les dépôts des clients resteraient protégés.
Sources: The New York Times Technology.