OpenAI propose d’employer le terme « campus de calcul » plutôt que « centres de données » pour désigner l’infrastructure informatique qu’elle construit. Un porte-parole de l’entreprise a confirmé ce projet à Business Insider, en expliquant que cette nouvelle expression rend mieux compte de l’ampleur et de la vocation des installations conçues pour soutenir l’intelligence artificielle.
Le porte-parole a décrit ces projets comme des investissements à long terme dans les capacités de calcul, les infrastructures énergétiques et les emplois qualifiés. OpenAI souhaite également que les communautés qui accueillent ces installations contribuent à les façonner et bénéficient des opportunités qu’elles créent.
Cette appellation proposée intervient alors que les centres de données font face à une opposition grandissante du public aux États-Unis. Les habitants des environs des sites envisagés ont fait part de leurs inquiétudes concernant le bruit, la pollution, la consommation d’eau, la hausse des factures d’électricité et la baisse de la valeur des logements. Un sondage de Pew Research cité par Business Insider a révélé que 54 % des Américains estiment que les centres de données dédiés à l’IA nuisent à l’environnement. Une enquête publiée en mai a montré que les Américains étaient davantage opposés à l’installation d’un centre de données dans leur quartier qu’à celle d’une centrale nucléaire.
Certaines entreprises technologiques, dont Meta, Amazon et Microsoft, ont promis des millions de dollars aux communautés et aux écoles situées près de leurs centres de données. D’autres efforts pour obtenir le soutien du public ont eu un succès limité. En Pennsylvanie, NorthPoint Development a proposé 10 000 dollars à chaque foyer de Hazle Township, mais uniquement si le premier bâtiment du projet était approuvé ; de nombreux habitants ont continué à s’opposer au projet.
En octobre, le président Donald Trump, favorable à la construction d’infrastructures de centres de données, a déclaré que les entreprises devraient verser un « dividende » aux communautés afin d’obtenir le soutien du public. En septembre, il a signé un décret obligeant les agences fédérales à employer le terme « superintelligence » à la place d’« intelligence artificielle ».
Sources: Pplware.
